CANADIAN LEBANESE ACADEMIC FORUM
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Statement Rejecting the Framework Agreement: No Trusteeship over Lebanon in the Name of Peace

Déclaration rejetant l’Accord-cadre : Aucun régime de tutelle sur le Liban au nom de la paix

June 28, 2026

The Canadian Lebanese Academic Forum rejects the Framework Agreement signed by the Lebanese Ambassador to the United States and the Ambassador of the genocidal zionist state of Israel. Contrary to official claims, the agreement does not restore Lebanese sovereignty. It represents one of the gravest political and strategic concessions in Lebanon’s modern history by transferring national decision-making from the sovereign will of the Lebanese state to a system of U.S.-led external tutelage, transforming sovereignty from an inalienable national right into a conditional obligation subject to foreign approval and verification.
Under international law, sovereignty rests upon the equality of states and the independence of national decision-making. Yet this agreement subjects Lebanon’s obligations to U.S. verification while conditioning reconstruction assistance, financial aid, and even the redeployment—not the withdrawal—of Israeli occupation forces upon benchmarks established by Washington rather than Lebanon’s constitutional institutions. At the same time, it adopts the zionist narrative of the conflict by attributing Israeli military occupation,  civilians’ killing and maiming exclusively to “non-state armed groups” while disregarding Israel’s aggression, occupation, repeated violations of Lebanese sovereignty, attacks on civilians and civilian infrastructure, and the destruction of entire villages. It thereby provides the zionist genocidal state with prior political and legal justification for its military campaigns without acknowledging its responsibility or imposing obligations of accountability, reparations, or compensation.
The agreement is equally unbalanced in its obligations. Lebanon must dismantle armed groups, restructure its security institutions, and submit to international verification, while the zionist state undertakes no binding obligation to cease its violations, withdraw unconditionally from occupied Lebanese territory, or fully respect Lebanese sovereignty. Instead, it retains the unilateral ability to invoke self-defence according to its own interpretation. Rather than an agreement between equal sovereign states, the Framework Agreement requires only one party to fundamentally restructure its political and security order in exchange for uncertain promises from a state that has repeatedly declared territorial ambitions toward Lebanon.
Among the agreement’s most alarming provisions is the commitment to cease “all hostile or harmful actions in international political and legal forums.” This clause effectively restricts Lebanon’s sovereign right to use the peaceful legal mechanisms guaranteed under international law. Resorting to the United Nations, the International Court of Justice, the International Criminal Court, and other international institutions is not an act of hostility but an exercise of sovereign rights and a lawful alternative to force. By renouncing these avenues, Lebanon relinquishes one of its most important diplomatic and legal instruments, shields the genocidal zionist state from future accountability, and asks the victim to surrender in advance its right to justice, reparations, and redress. If interpreted in this manner, this provision constitutes not merely a political concession but an infringement upon sovereign powers that no government, president, or parliament has the authority to surrender. It transforms the Lebanese state from the defender of national rights into the agent of their relinquishment.
Lebanon does not need another system of foreign tutelage. It does not need peace built upon diminished sovereignty or reconstruction conditioned upon surrendering independent national decision-making. A just and lasting peace must instead rest upon Lebanon’s own national capacities, the preservation of its sovereignty, the unconditional withdrawal of Israeli occupation forces from occupied Lebanese territory, respect for international law, accountability for violations and international crimes, and the full protection of Lebanon’s national rights.
The Forum therefore calls upon all Lebanese, regardless of political affiliation or their disagreements with any domestic political party, to reject this agreement, seek its defeat through constitutional and democratic means, and hold accountable those who seek to protect or implement it. The Forum further calls for the establishment of a broad national front transcending sectarian, religious, and partisan divisions to oppose the agreement, prevent its implementation, and secure its defeat in defence of the Lebanese state rather than any political faction, sect, or regional alignment.


28 Juin 2026Le Forum universitaire canado-libanais rejette l’Accord-cadre signé par l’Ambassadeur du Liban aux États-Unis et l’Ambassadeur de l’État sioniste génocidaire d’Israël. Contrairement aux affirmations officielles, cet accord ne rétablit pas la souveraineté libanaise. Il constitue l’une des plus graves concessions politiques et stratégiques de l’histoire contemporaine du Liban en transférant la prise de décision nationale de la volonté souveraine de l’État libanais vers un système de tutelle extérieure dirigé par les États-Unis, transformant ainsi la souveraineté, droit national inaliénable, en une obligation conditionnelle soumise à l’approbation et à la vérification de puissances étrangères.
En droit international, la souveraineté repose sur l’égalité des États et l’indépendance de leur pouvoir de décision. Or, cet accord soumet les obligations du Liban à une vérification américaine tout en conditionnant l’aide à la reconstruction, l’assistance financière et même le redéploiement — et non le retrait — des forces d’occupation israéliennes à des critères établis par Washington plutôt que par les institutions constitutionnelles libanaises. Parallèlement, il adopte le récit sioniste du conflit en attribuant l’occupation militaire israélienne ainsi que les massacres et mutilations de civils exclusivement à des « groupes armés non étatiques », tout en passant sous silence l’agression israélienne, l’occupation, les violations répétées de la souveraineté libanaise, les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, ainsi que la destruction de villages entiers. Il fournit ainsi à l’État sioniste génocidaire une justification politique et juridique préalable à ses campagnes militaires, sans reconnaître sa responsabilité ni lui imposer d’obligations en matière de reddition de comptes, de réparations ou d’indemnisation.
L’accord est tout aussi déséquilibré dans la répartition des obligations. Le Liban est tenu de démanteler les groupes armés, de restructurer ses institutions de sécurité et de se soumettre à une vérification internationale, tandis que l’État sioniste n’assume aucune obligation contraignante de mettre fin à ses violations, de se retirer sans condition des territoires libanais occupés ou de respecter pleinement la souveraineté du Liban. Il conserve au contraire la possibilité unilatérale d’invoquer la légitime défense selon sa propre interprétation. Plutôt qu’un accord conclu entre deux États souverains égaux, l’Accord-cadre impose à une seule partie de transformer fondamentalement son ordre politique et sécuritaire en échange de promesses incertaines émanant d’un État qui a, à plusieurs reprises, exprimé des ambitions territoriales à l’égard du Liban.
L’une des dispositions les plus préoccupantes de l’accord est l’engagement de mettre fin à « toute action hostile ou préjudiciable dans les forums politiques et juridiques internationaux ». Cette clause restreint de fait le droit souverain du Liban de recourir aux mécanismes juridiques pacifiques garantis par le droit international. Le recours aux Nations Unies, à la Cour internationale de Justice, à la Cour pénale internationale et aux autres institutions internationales ne constitue pas un acte d’hostilité, mais l’exercice de droits souverains et une alternative légale au recours à la force. En renonçant à ces voies, le Liban abandonne l’un de ses plus importants instruments diplomatiques et juridiques, protège l’État sioniste génocidaire contre toute mise en cause future et demande à la victime de renoncer par avance à son droit à la justice, aux réparations et aux recours. Si cette disposition est interprétée de cette manière, elle constitue non seulement une concession politique, mais également une atteinte aux prérogatives souveraines qu’aucun gouvernement, président ou parlement n’a le pouvoir d’abandonner. Elle transforme l’État libanais de défenseur des droits nationaux en instrument de leur renoncement.
Le Liban n’a pas besoin d’un nouveau régime de tutelle étrangère. Il n’a pas besoin d’une paix bâtie sur l’affaiblissement de sa souveraineté ni d’une reconstruction conditionnée à l’abandon de son pouvoir décisionnel indépendant. Une paix juste et durable doit au contraire reposer sur les capacités nationales du Liban, la préservation de sa souveraineté, le retrait inconditionnel des forces d’occupation israéliennes des territoires libanais occupés, le respect du droit international, la reddition de comptes pour les violations et les crimes internationaux, ainsi que la pleine protection des droits nationaux du Liban.
Le Forum appelle donc tous les Libanais, quelles que soient leurs affiliations politiques ou leurs divergences avec quelque parti politique que ce soit, à rejeter cet accord, à œuvrer à son échec par des moyens constitutionnels et démocratiques et à demander des comptes à ceux qui cherchent à le protéger ou à le mettre en œuvre. Le Forum appelle également à la création d’un large front national dépassant les divisions confessionnelles, religieuses et partisanes afin de s’opposer à cet accord, d’empêcher sa mise en œuvre et d’assurer son rejet, dans la défense de l’État libanais plutôt que de toute faction politique, communauté confessionnelle ou alliance régionale.



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